Une application réveil peut-elle sonner en mode silencieux ?

Tu mets ton téléphone en mode silencieux avant de dormir. Plus de notification, plus de vibreur pour un message à trois heures du matin. Le lendemain, ton alarme ne sonne pas.
Ce texte ne parle pas du geste qui coupe une alarme pendant le sommeil sans que personne ne s’en souvienne, un problème déjà traité ici. Il parle d’un problème plus simple et plus fréquent : une alarme qui ne sonne jamais, parce qu’un réglage le lui interdit.
Le silencieux ne visait jamais ton réveil
Le mode silencieux n’a qu’un travail : couper les notifications. Pas les alarmes.
Mais pendant longtemps, une alarme programmée par une application réveil, plutôt que par l’horloge du téléphone, empruntait le même circuit que ces notifications. Coupée avec elles, elle aussi. C’est pour ça que le doute persiste encore aujourd’hui autour d’une application d’alarme tierce et du mode silencieux.
Depuis iOS 26, ce n’est plus automatique. Apple a ouvert AlarmKit, un cadre officiel qui laisse une application tierce sonner à travers le silencieux, les modes de concentration (Focus) et Ne pas déranger, exactement comme le fait l’horloge intégrée depuis toujours. Wake Boom est construit uniquement sur AlarmKit, sans aucun repli sur l’ancien système audio, et demande iOS 26.1 au minimum : sur iOS 26.0, un son personnalisé ne joue qu’une fois au lieu de boucler, et seul le son par défaut boucle correctement.
Sur iPhone : l’autorisation qui se coupe toute seule
AlarmKit ne programme rien sans un accord explicite. La première fois qu’une application crée une alarme, iOS pose la question directement, et ça, c’est le moment facile.
Le moment difficile vient après : que faire quand cet accord a été refusé, ou repris depuis. Deux signes le trahissent, et un seul saute aux yeux. Dans l’écran de réglage d’une alarme, si l’autorisation manque, la fenêtre reste ouverte avec un message au lieu de se fermer normalement. Sur l’écran d’accueil, le signe est plus discret : l’interrupteur de l’alarme revient tout seul sur off, sans aucune explication. Tu l’actives, tu changes d’écran, il est de nouveau éteint.
Ce deuxième signe est le plus trompeur. Rien n’annonce « autorisation refusée ». L’alarme a juste l’air de refuser de rester allumée.
Sur Android : deux réglages, pas un
Sur Android, la sonnerie elle-même dépend d’une permission technique : les alarmes exactes. Sur Android 13 et plus récent, une application d’alarme la reçoit automatiquement. Sur Android 12, c’est un accès spécial, révocable dans les réglages du téléphone. Sans lui, rien ne sonne. Jamais.
Mais une alarme qui sonne n’implique pas un écran de réveil qui s’affiche par-dessus l’écran verrouillé. Ce sont deux choses séparées, et elles échouent séparément. L’alarme continue de sonner par un service au premier plan même quand cet écran ne s’affiche pas. Elle se réduit alors à une simple notification.
Voici la partie vérifiée sur un vrai appareil, sous Android 14 : couper les notifications de l’application retire l’écran de réveil de l’écran verrouillé, même quand la permission plein écran reste accordée. L’alarme a sonné. Le téléphone a vibré. Et l’écran verrouillé n’a rien montré du tout : ni écran de réveil, ni notification, rien à toucher.
La permission plein écran ne suffit donc pas à elle seule. L’application a aussi besoin de l’autorisation de publier des notifications, parce que c’est une notification qui porte l’écran de réveil.
Ces deux réglages peuvent être coupés à tout moment, sans qu’aucun signal ne prévienne l’application. Un nettoyage des réglages, une mise à jour du système : un accord donné une fois n’existe plus. C’est pour ça qu’une appli sérieuse relit les deux à chaque retour au premier plan, plutôt que de faire confiance à ce qu’elle a lu la veille. Un redémarrage complet du téléphone est un cas à part : il ne touche à aucun des deux réglages, il efface directement l’alarme elle-même, et ce qui se passe alors se joue à un autre niveau du système.
Le test tient en trente secondes
Rien de tout ça ne se voit sans un test. Ce soir, avant de dormir : vérifier que l’autorisation d’alarme est bien accordée à ton appli, et sur Android, vérifier en plus les notifications séparément des alarmes exactes. Puis programmer une alarme dans une minute, couper le son du téléphone, et regarder si l’écran de réveil prend vraiment le dessus.
Une minute suffit à savoir ce que des mois d’hypothèses n’auraient pas dit.
La sélection des applications réveil basées sur une mission détaille les autres réglages qui comptent une fois l’alarme lancée.
Les questions qu’on nous pose vraiment
Pourquoi une application d’alarme tierce ne sonne pas en mode silencieux ?
Avant iOS 26, seule l’horloge intégrée du téléphone avait le droit de traverser le silencieux, les modes de concentration et Ne pas déranger. Depuis iOS 26, AlarmKit ouvre ce droit à une application comme Wake Boom, mais seulement si l’autorisation d’alarme est bien accordée.
C’est le même mécanisme sur Android ?
Non. Sur Android, la sonnerie dépend de la permission d’alarme exacte, et l’écran de réveil par-dessus l’écran verrouillé dépend en plus des notifications de l’application. Les deux peuvent être coupées l’une sans l’autre.
Comment savoir si l’autorisation a été retirée sans que je m’en aperçoive ?
Sur iPhone, le signe est un interrupteur d’alarme qui revient tout seul sur off. Sur Android, une alarme qui sonne et vibre sans qu’aucun écran ne s’affiche pointe vers les notifications, pas vers l’alarme elle-même.
Une fois accordée, cette autorisation reste-t-elle acquise ?
Non. Sur iPhone comme sur Android, les deux réglages peuvent être retirés à tout moment sans que le système prévienne l’application. Wake Boom les relit à chaque retour au premier plan, justement pour ça.
Wake Boom fonctionne sur quel téléphone ?
iPhone à partir d’iOS 26.1, parce que Wake Boom est construit uniquement sur AlarmKit, sans repli sur l’ancien système audio. Et sur Android.

